Visite virtuelle, photo panoramique haute définition du porte-avions Charles de Gaulle

  Pensez à zoomer et vous déplacer Porte-avions Charles de Gaulle et les Mistral en rade de Toulon

Le Charles de Gaulle est un porte-avions de la Marine nationale française dont il est le navire amiral. Il est le premier et seul bâtiment de combat de surface à propulsion nucléaire construit en Europe occidentale et la France est le seul pays en dehors des États-Unis à avoir lancé la construction d'un porte-avions à propulsion nucléaire.


Le numéro de coque du Charles de Gaulle est R91. Il s'agit d'un porte-avions de taille moyenne, plus petit que ceux de l'US Navy, mais deux fois plus gros que les porte-aéronefs en service dans les marines britannique, italienne, espagnole et indienne. Il mesure 261,5 mètres de long, 64,36 m de large et 75 m de haut. Avec un déplacement de 42 500 tonnes, il peut embarquer environ 1 950 marins à son bord, avec un supplément de 800 militaires en transport de troupes. Selon les ingénieurs ayant travaillé sur le projet du PA 2 du temps de la coopération franco-britannique, la conception très cloisonnée de la coque du Charles de Gaulle et de ses systèmes de sécurité avancés (lutte contre les incendies notamment), en font un bâtiment pouvant continuer le combat après avoir encaissé plusieurs torpilles et missiles.

La surface du pont d'envol atteint les 12 000 m2 et dispose d'une surface de hangars aéronefs de 4 600 m2.

Le Charles de Gaulle est équipé d'une propulsion nucléaire qui lui assure une vitesse maximum de 27 nœuds (50 kilomètres par heure), au lieu de 32 pour le Foch et le Clemenceau. Toutefois, la moindre vitesse du Charles de Gaulle n'est pas un obstacle à la mise en œuvre de l'aviation embarquée grâce à la puissance accrue de ses deux catapultes C 13-3 américaines de 75 m de long qui permettent de lancer des appareils de 25 tonnes à 270 km/h en 2 secondes avec 4 à 5 g d'accélération.

La vitesse de croisière du groupe aéronaval est grandement supérieure à celle des groupes aéronavals non nucléaire grâce à l'allègement significatif de la contrainte de ravitaillement. En effet, les porte-avions classiques comme ceux des autres nations que la France et les États-Unis nécessitent un ravitaillement en carburant tous les trois ou quatre jours, devant régler leur vitesse sur celle du pétrolier accompagnateur, soit environ 13 nœuds. Le Charles de Gaulle, grâce à un espace accru, peut également ravitailler son escorte ou emporter du carburéacteur. Sa capacité d'emport de carburéacteur lui permet de couvrir la consommation de trois frégates pendant 10 jours. Ainsi, à 22 nœuds de moyenne, le Charles-de-Gaulle et son escorte peuvent, par exemple, depuis Toulon, rallier Ormuz en 8 jours par le canal de Suez, ou en 22 jours par le cap de Bonne-Espérance en se déplaçant de 1 000 km par jour. Cette grande vitesse de croisière obtenue par la propulsion nucléaire confère selon le contre-amiral Hervé de Bonnaventure, commandant de la Force maritime de l'aéronautique navale (ALAVIA), « compliquerait sérieusement la tâche d'un ennemi, même technologiquement avancé : par simple effet mathématique, quand nous doublons la distance par rapport à une menace, nous multiplions par quatre la surface de la zone à investiguer". »

La propulsion nucléaire a aussi facilité l'organisation du pont d'envol, dans la mesure où l'emplacement de l'îlot central n'est plus conditionné par le positionnement des cheminées et a donc pu être placé assez en avant sur le pont. Les deux ascenseurs latéraux, dont la capacité d'élévation de 36 tonnes permet de recevoir deux avions à la fois, ont été placés en arrière pour faciliter les mouvements entre le pont d'envol et le hangar. La capacité des ascenseurs à acheminer deux avions toutes les deux minutes sur le pont, leur emplacement et l'emplacement des zones de parking d'alerte, situées à l'arrière et sur tribord, celui de la zone de recueil, située à l'extrême avant, permettront au navire de lancer en 15 minutes, une vague d'assaut d'une vingtaine d'avions complètement équipés, de la récupérer et de la relancer 4 heures plus tard. La capacité en vivres (120 tonnes) et en carburant (3 400 tonnes) du Charles de Gaulle lui confère 45 jours de totale autonomie en opération. Son groupe aérien peut effectuer 100 vols par jour pendant 7 jours, soit plus de 700 vols en totale autonomie. Ceci entraîne l'obligation de ravitailler à la mer lors des missions de longue durée de plusieurs mois, que sa propulsion nucléaire lui autorise. Un pétrolier-ravitailleur qui assure 30 jours supplémentaires d'autonomie totale est affecté en permanence au GAN TF473 pour ravitailler le Charles de Gaulle et les autres bâtiments du groupe. Avec un seul ravitaillement par semaine, le niveau de carburant à bord ne descend jamais en dessous de 70 %, soit plus d'un mois de totale autonomie en opération. Lors de mission de guerre de haute intensité, un second pétrolier-ravitailleur est affecté en renfort. Pendant que l'un des deux reste avec la flotte, l'autre peut faire la navette vers les points de rechargement pour garantir la présence permanente d'un pétrolier-ravitailleur auprès du Charles de Gaulle. Ce dispositif renforcé a été utilisé en 2002 lors de l'opération Héraclès au large de l'Afghanistan.

Le rapport d'information no 35817 de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du sénat sur l'avenir du groupe aéronaval indique que:
la vitesse de croisière du groupe aéronaval du Charles de Gaulle est améliorée par rapport à un porte-avions à propulsion classique grâce à l'allègement significatif de sa contrainte de ravitaillement. En effet, un porte-avions classique nécessitant un ravitaillement tous les trois ou quatre jours, doit régler sa vitesse de croisière sur celle du pétrolier accompagnateur, soit 13 nœuds alors qu'un porte-avions nucléaire peut régler la sienne sur son escorte.
grâce à un espace accru, le Charles de Gaulle peut emporter plus de carburéacteur et couvrir la consommation de trois frégates pendant 10 jours. Ainsi, à 22 nœuds de moyenne, le porte-avions et son escorte peuvent, par exemple, depuis Toulon, rallier Ormuz en 8 jours par le canal de Suez, ou en 22 jours par le cap de Bonne-Espérance.

 

permet d’effectuer les mêmes missions que celles accomplies par un porte-avions lourd américain, mais avec un équipage presque trois fois moins important, et un taux d'effort plus important : avec 20 avions à bord lors de la mission Bois Belleau conduite pendant cinq semaines avec l'USS Harry S. Truman et ses 60 avions, le Charles de Gaulle mettait en l'air 45 avions par jour et l'USS Harry S. Truman 60 avions.

 

Le Charles de Gaulle permet également la mise en œuvre d’un avion de guet aérien conférant une large maîtrise de l’espace aérien environnant (hémisphère d’un diamètre de 200 nautiques au lieu de 60 nautiques avec un hélicoptère comme c'est le cas des portes-avions des marines autres que la marine américaine ou la marine française) et de ce fait il est le seul porte-avions non américain pouvant commander et contrôler (mission C221) au profit d'un des deux CAOC (Combined Air Operations Center) de l'OTAN, des COMAO (COMposite Air Operation), c'est-à-dire des raids complexes d’aéronefs différents réalisant des missions à objectifs multiples dans la profondeur des lignes ennemis, comme ce fus le cas lors de l'opération Chammal.


Selon le contre-amiral Hervé de Bonnaventure, commandant de la Force maritime de l'aéronautique navale (ALAVIA) , les lois internationales stipulant la liberté de circulation maritime jusqu'à 12 nautiques permette à un porte-avion de s'approcher des côtes de 154 états dans le monde, l'énorme rayon d'action du Rafale Marine, la possibilité de le ravitailler en vol et de tirer les missiles de croisière SCALP EG et ASMP-A, font du couple Charles de Gaulle/Rafale un outil capable de traiter des objectifs au cœur des états hostiles. Le capitaine de vaisseau Éric Aymard commandant du GAé (COMGAé) déclare que "le Charles de Gaulle nous a véritablement ouvert un nouveau champ opérationnel et j'estime que nous sommes passés dans une autre catégorie. Le porte-avions nucléaire se révèle parfaitement adapté aux opérations soutenues et nous pouvons lancer dans un laps de temps bien plus de sorties que depuis une unité de la classe Clemenceau. Je vais vous donner une comparaison qui résume tout. Pendant le conflit en Bosnie, de 1993 à 1996, le Clemenceau et le Foch se sont relevés quasi sans discontinuité en mer, et avec 35 avions, nous avions généré environ 1 500 sorties opérationnelles en trois ans, essentiellement de jour. En Libye, avec 18 chasseurs et Hawkeye seulement, ce sont 1573 sorties qui ont été effectuées, de jour comme de nuit, en un peu plus de cinq mois".


(source Wikipédia)

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